Lieux d’émissions polluantes : un impact mesurable sur le prix de l’immobilier ??

Gratuit
Recevez toutes nos informations et actualités par Email.

Entrez votre adresse email:

Suite aux derniers évènements liés au nucléaire et les volontés politiques de limiter les pollutions en tout genre, nous nous sommes demandés si la présence des usines dites « polluantes » pouvait avoir un impact sur les prix de l’immobilier français et a fortiori le choix du lieu d’habitation des citoyens.

Cela a déjà été mesurable dans certains pays comme notamment l’Angleterre (cf. Gartoo), où le résultat est sans appel : chaque lieu d’émissions polluantes réduit le prix moyen des habitations de près de £800 !
En France, la donne est différente car le territoire français est saturé de lieux polluants et même si les Français souhaitent rechercher une symbiose entre leur lieu de vie et leur environnement, la majorité d’entre eux n’ont pas d’autres possibilités que de s’installer dans les zones les plus « nocives ».

Bien sûr en Angleterre l’impact est net il y a moins de centres polluants qu’en France et leur concentration est surtout dans le nord du pays.

En France, les zones polluantes sont nettement plus nombreuses et occupent près des 2/3 du territoire (coupure nord-est/sud-ouest et région lyonnaise).
Ces mêmes zones (principalement les régions IDF, PACA et Côte atlantique) sont également les plus habitées car celles-ci sont liées aux pôles économiques et à la décentralisation. Il en découle même un prix moyen au m2 plus élevé (par exemple 3382 €/m2 pour les logements en région PACA ou encore 4435 €/m2 pour l’immobilier en région parisienne contre 1328€ /m2 pour la région Limousin).
Nous remarquons cependant que les zones ayant moins de lieux d’émissions polluantes ont bel et bien un prix au m2 plus faible (immobilier région Centre) avec un prix moyen de 1200 €/m2 (contre 3200€/m2 pour les zones dites « polluées »).
Nous voyons donc ici un schéma inverse à ce qui est connu en Angleterre : une habitation choisie dans une zone ayant peu de lieux d’émissions polluantes aura un prix au m2 nettement plus faible que celui d’une habitation en zone polluée (près de 2000 € de différence).
Mais proportionnellement le nombre d’habitants est inférieur dans ces zones vertes.

Les acquéreurs se tournent donc plus volontiers vers des biens en zones urbanisées, bien que celles-ci soient polluées et délaissent les endroits plus ruraux ou montagneux, pourtant plus « green ».
Le critère d’un environnement sain n’est donc pas un élément décisif dans le choix de l’acquisition et il n’influe pas directement sur le prix de l’immobilier. La répartition des lieux d’activités économiques étant primordiale.

Sources :
Annonces immobilières Nestoria
http://www.pollutionsindustrielles.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php

Pour en savoir plus sur Nestoria : Communiqué de presse juillet 2011

  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »
  • »